


Grill Ninjin : une institution de la cuisine yoshoku ancrée à Ichijōji depuis 1978
Niché dans un quartier résidentiel paisible d'Ichijōji, dans l'arrondissement de Sakyō-ku à Kyoto, le Grill Ninjin (グリルにんじん) est une vénérable maison de cuisine yoshoku fondée en 1978 (Shōwa 53). L'esprit insufflé par le maître fondateur disparu — « offrir une authentique cuisine occidentale à la japonaise, à des prix accessibles » — perdure intact après plus de quarante-six années. Avec ses 45 places (19 au comptoir, 14 en salle, 12 en tatami), l'établissement conserve cette atmosphère nostalgique des yoshoku-ya de l'ère Shōwa. Installez-vous au comptoir : le parfum des viandes minutieusement saisies sur la plancha éveillera aussitôt votre appétit.
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Accès
Ouvrir dans Google MapsUn savoir-faire originel, des saveurs immuables
Le tan-shichu (タンシチュー, ragoût de langue de bœuf, 2 780 ¥) est la signature de la maison — un plat d'exception nappé d'une sauce demi-glace dont la recette remonte aux origines. La profondeur de cette langue longuement mijotée explique pourquoi les habitués du quartier reviennent depuis des décennies. Le bīfu shichu (ragoût de bœuf, 2 680 ¥), le hambāgu stēki (steak haché à la japonaise, 1 830 ¥) ou encore les kani korokke (croquettes de crabe, 1 690 ¥) complètent un répertoire classique de la yoshoku. Les tarifs restent mesurés : à partir de 1 900 ¥ le midi, 1 490 ¥ le soir. La philosophie « l'excellence à prix raisonnable » demeure le fil conducteur.
L'exigence du produit et du geste
Le steak de porc mochi-buta (1 540 ¥), le poulet grillé ou le poisson blanc poêlé témoignent d'une cuisine qui sublime chaque ingrédient. Côté douceurs, on retrouve une sensibilité toute kyotoïte : glace artisanale du « laitier du quartier », flan au lait de soja et caramel au wasanbon (sucre fin traditionnel, 620 ¥). À boire, le saké de la maison Matsui Shuzō (660 ¥) ou le café maison (490 ¥) prolongent l'expérience.
Nos recommandations pour en profiter pleinement
Les incontournables : le higawari lunch (menu du jour, 1 900 ¥) et le tan-shichu. Le déjeuner se décline en formule complète — entrée, plat, riz ou pain, dessert — renouvelée quotidiennement. Le soir, un menu dégustation (4 980 ¥) ou sa version allégée (3 140 ¥, en semaine uniquement) s'impose pour un dîner romantique ou une occasion à célébrer.
Éviter l'affluence
Le rush du déjeuner (12 h – 13 h) attire étudiants et habitués. Privilégiez l'ouverture à 11 h 30 ou, en semaine, le créneau après 13 h 30 pour plus de sérénité. Le soir, l'accès sans réservation reste aisé, mais mieux vaut appeler le week-end (☎ 075-711-7210). Un parking de six places facilite l'accès en voiture.
Guide du quartier Ichijōji
Un itinéraire de promenade
Depuis le Grill Ninjin, rejoignez à pied (7-8 min) les jardins secrets du Shisendō ou du Manshuin. En remontant Shirakawa-dōri vers le nord, vous croiserez la fameuse « Allée du ramen » autour de la gare Ichijōji sur la ligne Eizan. En bus, le Ginkaku-ji (Pavillon d'Argent) est à 8 minutes, Demachi-Yanagi à 10 minutes.
Les meilleures saisons
Printemps (mars-avril) : combinez votre repas avec les cerisiers du Shisendō et d'Enkō-ji. Automne (novembre-décembre) : la saison des érables attire les foules à Ichijōji — réservez votre table pour le déjeuner. Été : les Kyotoïtes investissent les salons tatami pour un déjeuner au frais, loin de l'agitation.
Adresses confidentielles aux alentours
- Keibunsha Ichijōji (恵文社一乗寺店) : librairie-concept culte de Kyoto, à 5 min à pied
- Café Opal (カフェ・オパール) : kissaten historique d'Ichijōji, plus de 40 ans d'existence
- Menya Inoichi (麺屋 猪一) : ramen plébiscité par les initiés du quartier
- Sabō Isehan (茶房 いせはん) : salon de thé près du Shisendō, célèbre pour son parfait au matcha